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Partenariat : la Commune de Ndiop sollicite l’expertise du CNRA de Bambey

Le maire de Ndiop, dans la région de Fatick, et son équipe ont rencontré les chercheurs du CNRA de Bambey pour poser les jalons d’un partenariat pour l’accompagnement de l’ISRA aux projets agricoles de la commune. Des représentants de l’ONG world Vision, de CLUSA, du Corps de la Paix Américain et de la Direction Régionale du Développement Rural (DRDR) de Fatick, ont, également, pris part à la rencontre. Le Maire de Ndiop, initiateur de la table ronde, a, d’emblée, justifié la sollicitation de sa commune par la logique de territorialisation qui veut que les acteurs locaux définissent leur propre politique et la mettre en œuvre. D’où le besoin de « demander l’appui et l’accompagnement de l’ISRA dans le cadre de la mise en œuvre d’un programme important de résilience qui inclut un volet agro-écologique en matière de culture de mil et d’arachide avec un volet de transformation et un volet d’élevage ».  M. Omar BA veut, ainsi, avec son équipe, bénéficier de l’apport des chercheurs en terme de conception et de cohérence de la vision pour affiner leur projet mais également pour sa mise en œuvre opérationnelle afin de faire revivre la zone qui, par le passé, a connu la sécurité alimentaire avec des récoltes abondantes et du lait à suffisante voire ,en excès.

Aussi l’édile de Ndiop ajoute-t-il à cela un projet de mise en jachère « de 700 ha de forêt pour ramener l’écosystème et favoriser l’élevage, avoir du lait et de la matière organique et  un autre projet de transformation de produits agricoles. Ainsi, des unités de fabrication de l’huile d’arachide appartenant aux producteurs devraient être mises en place. Les céréales seront également concernées avec la transformation en Arraw, Soungouf et autres.

Au total, la commune va travailler sur 12 projets structurants et pour le Dr Mbaye DIOP, Directeur du CNRA de Bambey, « les préoccupations déclinées sont du ressort de l’ISRA qui peut ainsi apporter un accompagnement ».

Les différentes interventions des chercheurs ont permis d’affiner le projet, et des parcelles de démonstration devront alors être mises en place.  A l’issue des travaux de groupe, des opportunités à saisir par le projet à travers d’autres projets comme le SIIL, la FAO, etc ont été notées et l’ISRA s’est proposé à former les formateurs comme ceux de l’ANCAR et autres techniciens.

Comme échéances proches, des villages pilotes devront être identifiés tout comme les parcelles et des producteurs et les sols caractérisés avant la mise en culture grâce à l’accompagnement du CNRA et du LNRPV.

L’édile de Ndiop, M. Omar BA, s’est dit « satisfait qu’avec des arguments pertinents et scientifiques on a recadré l’orientation et la planification du projet. De plus, on a obtenu de l’ISRA, la quantification du coût du projet ».

In fine, un planning d’activité a été adopté afin de débuter la mise en œuvre opérationnelle.

Partenariat : l’ISRA et l’Université d’Etat du Kansas mettent en place un projet pour lutter contre l’insécurité alimentaire humaine et animale dans 6 régions du Sénégal

Le projet « Adoption de Systèmes d’Intensification Durable à Double Usage Mil – Culture Légumineuse et Elevage pour Améliorer la Sécurité Alimentaire et Nutritionnelle et la Gestion des Ressources Naturelles au Niveau des Petits Producteurs Ruraux au Sénégal » a été lancé officiellement le jeudi 19 Mai 2016, en présence du Directeur Scientifique de l’ISRA, du Directeur du programme Feed the Future - Sustainable Intensification Innovation Laboratory (SIIL), du Coordonnateur Général du Projet et du Coordonnateur Pays du SIIL. D’un montant d’environ 500 millions de francs cfa sur quatre (4) ans, le projet concerne 6 régions du Sénégal dont cinq (5) du Bassin Arachidier (Louga, Diourbel, Kaffrine, Kaolack, Fatick) et de la zone sud Est (Tambacounda). Il s’agira, à terme, d’assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations, établir un système de culture résilient et améliorer les conditions socioéconomiques en particulier pour les femmes et les enfants des zones cibles. Selon Dr Aliou FAYE, Coordonnateur- Pays du SIIL, cela passera par « une production intensifiée de variété de mil à double usage dans un système intégré avec des cultures légumineuses (niébé et arachide) et des petits ruminants (chèvres et moutons) ». Ainsi, précise-t-il, «dans chaque zone concernée, la variété de mil répondant au mieux aux critères de double usage c’est à dire des rendements élevés en grains pour l’alimentation humaine et aussi une biomasse importante (tiges et feuilles) comme fourrage pour le bétail » sera promue.

Le projet est d’une grande importance puisqu’«Il permettra aux chercheurs de divers domaines d’aider les producteurs pour assurer leur sécurité alimentaire », selon le Directeur Scientifique de l’ISRA, Dr Elhadj TRAORE. En effet, des chercheurs de différentes structures comme l’Institut de Technologie Alimentaire (ITA), l’Agence Nationale de Conseil Agricole et Rurale (ANCAR), l’Ecole Nationale Supérieure d’Agriculture (ENSA) et des organisations de producteurs comme le Réseau des Organisations Paysannes et Pastorales (RESOPP) vont fédérer leurs efforts pour l’atteinte des objectifs  structurés autour  de 6 axes de recherche que sont l’agronomie, la socio-économie, l’élevage, l’alimentation humaine et la nutrition, la qualité des aliments et le genre. Professeur Vara Prasad Directeur du Programme FtheF, SIIL et Dr Doohong Min, Coordonnateur Général du projet d’ajouter que FtheF, SIIL a ciblé le Sénégal et l’ISRA comme partenaire et que « le projet va intégrer aussi un important volet de renforcement des capacités des chercheurs de l ’ISRA mais également la formation d’étudiants en Master et en Thèse ». Les différentes présentations, au cours des 2 jours de travaux, ont permis de passer en revue les différents axes d’intervention qui permettront à l’issue des quatre (4) années du projet de mettre au point des technologies capables de lutter contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle et la pauvreté en milieu rural. A terme, « différentes variétés de mil à double usage seront évaluées, en fonction de la  production de grains et de fourrage , la performance (rendement et qualité de la viande et/ou lait) des animaux nourris avec le fourrage du mil à double usage, de  niébé et de l’arachide va être augmentée au niveau des producteurs et des techniques pré et post récolte permettant de contrôler la  contamination des produits par les bactéries et ainsi éviter le risque sur la santé humaine et animale seront développées ». Tout un programme!

Formation : Les producteurs de riz du Bassin Arachidier à l’école des spécialistes de l’ISRA

Les producteurs de riz du Sud Bassin Arachidier ont bénéficié, pendant deux (2) jours, d’une formation sur la culture du riz de plateau et sur les techniques de production de semences. L’Atelier de formation entrait dans le cadre des activités du projet « KOPIA Riz », logé au CNRA de Bambey.

Deuxième du genre, cet atelier a outillé les producteurs sur les bonnes pratiques de production du riz de plateau et sur les  techniques de production de semences. 

La formation a débuté par les aspects liés à la morphologie et à la croissance/développement de la plante du riz. Ces thèmes développés par Amadou FOFANA, sélectionneur, ont permis aux participants de se familiariser avec la plante, de pouvoir reconnaitre les différentes étapes de sa croissance et partant, les périodes cruciales de son suivi. Cet exposé a été suivi par celui de Mamadou Lô relatif aux bonnes pratiques de production du riz. Il a passé en revue les différents aspects relatifs à la production du riz allant du choix de la parcelle jusqu’à la conservation en passant par les précédents culturaux, la date, les doses et écartement de semis, la fertilisation, l’entretien et la protection phytosanitaire.

M. Lô a terminé son exposé en passant en revue les résultats obtenus au niveau des parcelles de démonstration qui, selon lui, « sont très satisfaisants avec des rendements allant jusqu’à 6,1 t / ha ». Il a rappelé que la démonstration a concerné les régions de Kaolack, Kaffrine et Fatick à raison de deux (2) producteurs par région. A l’issue du processus, les variétés  qui seront choisies  par les producteurs feront l’objet d’une multiplication de semences pour une diffusion à grande échelle. Le même dispositif  sera  reconduit  durant l’hivernage 2016.

Le deuxième jour, A Fofana a fait un exposé sur les différentes phases de sélection variétale et les composantes d’un programme de sélection. Ensuite  Mamadou LÔ est revenu sur les normes  et techniques de production de semences.

Toutes choses qui ont satisfaits les producteurs qui, par la voix de Fallou SECK de Nioro, ont apprécié   la formation qui « est venue à son heure et nous a permis d’acquérir  des  connaissances  sur la culture du riz de plateau  et sur la production de  semences qui était un problème et un gros défi pour nous »

Malick BA, de l’ONG SYMBIOSE, partenaire de l’ISRA dans ce projet, a abondé dans le même sens remerciant l’ISRA pour l’accompagnement méthodologique et technologique  et  en  appelant les bénéficiaires  à redoubler d’efforts et appliquer les leçons apprises durant  la formation. Tout un programme !

Papsen : 50 techniciens formés dans le système de goutte à goutte pour booster la production horticole

papsen50 producteurs et jeunes sénégalais ont reçu, hier, leur attestation à Bambey après 4 jours de formation sur le système d’irrigation goutte à goutte, la fertilisation et la maintenance du matériel. Les régions de Thiès, Diourbel et Fatick ont été choisi pour la phase pilote du Programme d’appui au programme national d’investissement agricole (Papsen) qui est estimée à 30 millions d’euros.

Dans sa nouvelle stratégie de relance du secteur agricole, le ministère de l’Agriculture et de l’Equipement rural, à travers le Papsen, a choisi les régions de Thiès, Diourbel et Fatick pour la phase pilote du Programme d’appui au programme national d’investissement agricole (Papsen). En effet, 50 techniciens sénégalais ont reçu, hier, leur attestation de fin de formation des mains du nouvel Ambassadeur de l’Etat d’Israël au Sénégal, Paul Hirschon, sur le système goutte à goutte. « Ce projet vise à former, d’ici le mois de décembre, 900 paysans », a déclaré Aliou Diouf, conseiller agricole au niveau de l’Ambassade d’Israël qui indique que le formateur Israélien, El Harrar Gad, a déjà formé une cinquantaine de techniciens dans les différents aspects de l’horticulture à savoir le management, l’organisation, la fertilisation, le marketing et la commercialisation.

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Accompagnement personnel : Des lycéens de Jean Mermoz et des Cours Ste Marie visitent le CNRA de Bambey.

Des lycéens en première S de Jean Mermoz et des Cours Sainte Marie de Hann ont visité le Centre National de Recherches Agronomiques de Bambey. En compagnie d'enseignants et d’un chercheur de l’Institut de Rcherche Développement (IRD), ils ont parcouru les champs du CNRA pour se rendre compte de visu du travail effectué par les chercheurs de la structure.

La visite de ce groupe de 45 élèves entre dans le cadre des activités pédagogiques et de l’accompagnement personnalisé des 2 lycées.  Les lycéens ont, ainsi, parcouru des périmètres de mil, d’arachide et de sorgho. Tous en classe de première en série S, ils ont écouté les chercheurs et techniciens notamment Bounama Sall spécialiste sorgho et Mbaye Fall (arachide) et observé des parcelles de mil en maturation et des champs d’essai du CNRA.

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